par Nidal al-Mughrabi
Une frappe aérienne israélienne a fait sept morts dimanche dans une école de la bande de Gaza abritant des familles déplacées par la guerre, ont déclaré des responsables des services de santé palestiniens.
Le bombardement a touché l'école Kafr Qassem dans le camp d'Al Shati vers 11h00 (08h00 GMT), ont dit ces responsables, selon lesquels figure parmi les victimes Majed Saleh, directeur du ministère des Travaux publics et du Logement au sein du gouvernement contrôlé par le Hamas.
L'armée israélienne a déclaré que cette frappe visait des combattants du Hamas installés dans ces bâtiments, ajoutant avoir pris des mesures, notamment à l'aide de surveillance aérienne, pour limiter les risques pour les civils.
Le Hamas dément les accusations israéliennes selon lesquelles il se sert des hôpitaux, des écoles ou d'autres installations civiles dans le cadre de la guerre déclenchée par son attaque dans le sud d'Israël le 7 octobre 2023.
Six autres Palestiniens ont été tués dimanche dans diverses frappes aériennes sur le centre et le sud de la bande de Gaza, ont dit les services médicaux.
A Rafah, près de la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, des habitants ont rapporté que des chars israéliens avançaient vers la partie ouest de la ville, où l'armée israélienne intervient depuis mai, et avaient pris position sur des collines dominant la route côtière.
Israël entend garder le contrôle de la frontière sud de la bande de Gaza, avec l'Egypte, ce qui constitue l'un des principaux points d'achoppement dans les tentatives de médiation internationales pour parvenir à un cessez-le-feu entre l'Etat hébreu et le Hamas palestinien.
DES CAMPS DE TENTES INONDÉS PAR LA PLUIE
Les souffrances des populations déplacées dans l'enclave palestinienne ont été accentuées au cours de la nuit par des pluies abondantes qui ont inondé des campements de tentes.
"Dix minutes de pluie ont suffi pour noyer les tentes. Que se passerait-il s'il pleuvait toute la journée ? Les tentes sont déjà déchirées et ne tiendront pas l'hiver", s'est désolée Aya, une Palestinienne déplacée avec sa famille à Deir al Balah, dans le centre de la bande de Gaza, où se massent environ un million de réfugiés.
"Nous ne voulons pas de nouvelles tentes. Nous voulons que la guerre s'arrête. Nous ne voulons pas de solutions provisoires en enfer", a ajouté cette femme de 30 ans, interrogée par Reuters via une application de messagerie.
Des abris et des équipements supplémentaires sont nécessaires pour la bande de Gaza à l'approche de l'hiver, a dit Juliette Touma, directrice de la communication de l'agence de l'Onu pour les réfugiés palestiniens, l'UNRWA.
"Avec la pluie et les températures qui baissent, des gens vont probablement tomber malade, notamment les enfants qui sont les plus vulnérables aux rhumes et aux grippes", a-t-elle dit à Reuters.
Plus de 41.400 Palestiniens, selon un décompte des autorités du Hamas, ont été tués par l'offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza, lancée après l'attaque du mouvement islamiste palestinien, qui a fait 1.200 morts et pris environ 250 otages le 7 octobre dernier dans le sud de l'Etat hébreu.
(Rédigé par Nidal al-Mughrabi, avec Ari Rabinovitch à Jérusalem, version française Bertrand Boucey)

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